Le 25 septembre prochain, les 2400 grands électeurs du département sont appelés à choisir les cinq élus qui représenteront l’Essonne au Sénat pour les six prochaines années. Alors que la plupart des listes ont été dévoilées, chaque candidat parcourt le département pour tenter de convaincre les grands électeurs.

- Photo : Xavier Dugoin et Marianne Duranton lors de la présentation de leur liste à Brétigny-sur-Orge
Il y a pour le moment six listes déclarées. Quatre à droite, deux à gauche. En attendant plus… La sénatrice sortante du Parti de Gauche Marie-Agnès Labarre a annoncé vouloir conduire une liste, avec Paul Loridant, l’ancien maire et sénateur des Ulis (MRC). Selon son entourage, les discussions continuent quant à la composition de cette liste, qui pourrait comporter des élus du PG de Viry-Chatillon ou encore le maire (DVG) de Leuville-sur-Orge. A droite, l’inconnu réside en le positionnement de deux partis de la majorité présidentielle, le Nouveau Centre ainsi que le Parti Radical Valoisien du département. Il faut donc s’attendre à des rebondissements jusqu’à la date limite de dépôt des listes, le 16 septembre prochain. Christian Schoettl, délégué du Nouveau Centre et candidat en 2004 prévient : « Depuis le départ j’ai dit que ça se jouerait au dernier moment » et n’exclut pas de déposer une liste.
Avec ou sans les partis
Si il fallait retenir deux démarches entreprises par les différents candidats, ce serait celle qui consiste à faire campagne au nom d’un parti ou mouvement, qui se différencie des candidatures en dehors des partis. Pour les premières, trois listes mettent en avant leurs soutiens. A gauche, Jean-Vincent Placé conduit une liste soutenue par le PS, le PCF, Europe Ecologie – Les Verts et les « Non Inscrits de Gauche » . A droite, la situation est un peu plus complexe, car la liste de Serge Dassault, étiquetée UMP, aura pour concurrente celle de Laurent Béteille, soutenue par la « Majorité présidentielle » . Ce dernier, dans un entretien accordé à Essonne Info au mois de juin, estimait « avoir fait le job » . « Je me suis beaucoup investi sur le travail législatif » met en avant celui qui occupe par ailleurs la présidence de l’Union des Maires de l’Essonne.
Lors d’une conférence de presse organisée à Ste-Geneviève-des-Bois, les représentants de la gauche en Essonne ont adoubé la liste conduite par Jean-Vincent Placé (EELV), avec Claire-Lise Campion (PS) et Bernard Vera (PCF), dont le président du comité de soutien n’est autre que le nouveau président du Conseil général Jérôme Guedj. La dynamique d’union de la gauche a été expliquée par les personnes présentes, qui parient sur la basculement de majorité au Sénat : « Chaque sénateur de gauche va compter » a ainsi annoncé le député Julien Dray. Francis Chouat, vice-président du Conseil général a lui parlé de « règle d’or de l’union » . Dans le viseur des élus de gauche du département, la démarche dissidente de Michel Berson, qui a décidé de conduire sa propre liste, invité à revenir sur sa décision. » Une voix pour la liste de Michel Berson, c’est une voix pour un sénateur de droite supplémentaire » a ainsi prévenu le tête de liste écologiste.
De son côté, l’ancien président du département pendant 13 ans parle d’une liste « complémentaire » . Michel Berson souhaite avec sa liste convaincre « les grands électeurs de gauche, et au delà (…) qui n’auraient pas voté pour la liste Placé » . « Ce n’est pas une liste contre Placé-Campion » a indiqué Michel Berson, qui veut avec sa candidature « défendre les intérêts de la gauche et du département » .
Deux autres démarches se constituent en dehors des partis politiques. Vincent Delahaye, le maire de Massy, constitue une liste soutenue par le Modem, et des élus de droite tels les maires de Nainville-les-Roches, Saint-Chéron ou encore Ballainvilliers. Xavier Dugoin, l’ancien président du Conseil général, est à la tête d’une liste où l’on trouve en numéro deux Marianne Duranton, conseillère générale UMP de Longjumeau, suivie du conseiller général de Dourdan et proche de Nicolas-Dupont-Aignan Dominique Echaroux. Celui qui met en avant son « expérience » et la présence de jeunes pour « préparer l’avenir » a annoncé qu’il siégerait dans le groupe des Non Inscrits au Sénat, même si il choisira Gérard Larcher, l’actuel président du Sénat, comme président.
- Michel Berson (à droite) et sa colistière, Marie-Pierre Fauchon, lors d’une conférence de presse.
Cumul des mandats ?
Reste à savoir, en cas d’élection, si les prochains sénateurs de l’Essonne s’occuperont pleinement de leur mandat, ou bien s’ils cumuleront pour certains avec d’autres responsabilités, par exemple dans les exécutifs locaux. Parmi les sénateurs sortants qui se représentent, Laurent Béteille occupe la fonction de maire au sein de la ville de Brunoy, et Claire-Lise Campion fait partie de l’exécutif du Conseil général, tandis que son suivant de liste Bernard Vera est le maire de Briis-sous-Forges. Quant au tête de liste Jean-Vincent Placé, qui déclarait il y a quelques mois vouloir laisser son poste de vice président à la région chargé des transports, il semble aujourd’hui moins sûr de lui : « Nous en discuterons avec mon groupe à la région » . A droite, Vincent Delahaye, qui est à la fois maire de Massy et président de l’agglomération Europe’Essonne, pourrait en cas d’élection lâcher l’un de ses deux mandats.
Julien Monier
Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).

























Les socialistes sont ridicules quand ils déclarent qu’un vote pour BERSON c’est une voix de plus pour la droite alors qu’ils avaient fait hier de BERSON leur tête de liste. Ils feraient mieux de s’interroger sur pourquoi tous ceux qui ont fait ce qu’est le PS en Essonne les ont quitté de Paul LORIDANT à Jean Luc MELENCHON en passant par Gérald HERAULT et aujourd’hui Michel BERSON sans compter tous les militants locaux perdus au fil des ans.
Ras-le-bol, on nous convoque pour voter des listes et on fait tout pour ne pas respecter le vote des militants. C’est insupportable.
Notre vote a été bafoué, je suis écoeuré.
Dois-je aussi me déplacer pour la primaire du 9 octobre ou tout cela n’est-il qu’une comédie pour distraire les apparatchiks ?
En ce qui concerne M. Placé, vous avez oublié un mandat : il est également conseiller municipal aux Ulis. Ce n’est pas surprenant puisqu’il semble ne plus s’en souvenir lui-même. Depuis sa dernière élection, Ce conseiller n’a été présent que 2 ou 3 fois en début de mandat, dont une avec retard. Il lui est arrivé de se faire représenter quelques fois seulement. En fait, aux Ulis, nous sommes privés d’un poste de conseiller auquel nous avons droit et Europe-Ecologie a perdu un porte-parole. C’est d’autant plus étonnant que , selon Madame le maire, il aurait brigué également un poste de conseiller général à Bièvres. On peut donc penser que son mandat de conseiller régional et son travail à la commission des régions de l’UE lui laissait suffisamment de temps pour se présenter dans des collectivités territoriales. Qu’en sera-t-il du Sénat ? Sera-t-il assidu ou jouera-t-il le rôle de l’homme invisible ? Je suis membre d’une association de défense des droits du citoyen et le fait de se faire élire et de ne pas aller représenter ses électeurs me paraît un manque de respect des citoyens et une conception bien légère de la démocratie.
Démocratie,conseiller municipal,retards » placés et programmés « …curieux ? J’avais toujours pensé que c’était son aura auprès de la gente féminine qui le lui permetait,mairesse de conséquence…apparemment c’est le 2è Georges Cloney de l’Essonne,elles ne sont pas très difficiles…hé,hé ?
Je n’en fais pas un sujet de plaisanterie. C’est par le suffrage universel local que ce conseiller a été élu et le suffrage universel était, aux derniers sondages, la valeur républicaine auxquels les Français étaient le plus attachés, devant la laïcité. Il me semble qu’une démission aurait été plus honnête de la part de cet élu s’il ne peut pas assumer toutes ses charges. Il cumule… il hésite…il accomplit son mandat…ou choisit de ne pas s’en préoccuper…la démocratie n’est pas un jeu et je trouve une telle attitude inadmissible. Je dois préciser cependant que je crois avoir aperçu cet élu pour une cérémonie, peut-être celle du 8 mai, quand la presse et les photographes étaient là.
Quant à son éventuel succès auprès des dames, laisser moi en douter : je vous propose de rechercher sur Batchich quelle fut sa réaction quand sa compagne du moment, Cécile Duflot, a été élue secrétaire nationale des Verts. Si elle est exact, je pense qu’il mérite le mépris des femmes, si c’est faux je lui conseille de faire vite un procès en diffamation auprès du site en question. C’est une histoire assez ancienne et pour le moment je n’ai pas connaissance qu’il ait réagi.
Alors chère Danièle, si tu n’en fais un sujet de plaisanterie ….pourquoi pends-tu donc,au sérieux ma réflexion sur la gente féminine de ce cher et adoré élu qui cumule les postes et qui apparemment n’a pas su » se Placé r » auprès de toi…Dégelée de conséquence…hé,hé ?
Effectivement le 8 mai il représentait le conseil régional à Evry,il m’a même serré la main, pas à mon drapeau par contre…mais il y en avait un sacré paquet d’élus ce jour-là. Mais qu’est-ce qu’il t’as fais chère amie, pour être aussi méchante…non mais ?
La Cécile et lui, c’est pas une plaisanterie ça ? Incroyable,c’est le monde à l’envers et moi qui me croyait beau….. ?
PS : Le mépris des femmes….ça existe ce truc,sans blague….pour les intellectuelles alors…hé,hé ?