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Le projet SOL est installé en Essonne. Il s’agit d’une monnaie complémentaire issue de l’économie sociale et solidaire. Le SOL doit avoir deux objectifs : relocaliser et « ré-humaniser » l’économie. En pleine crise du système financier, l’association Sollicités prend l’initiative pour remettre la solidarité au premier plan.

  • Photo : Un billet de dix Sol Temps (FB/ Essonne Info)

« Une monnaie complémentaire, c’est un moyen de sortir de la logique du tout matériel, de recentrer la production sur l’humain. » Batiste Cambon, chargé de mission à Sollicités nous explique qu’ « en économie, l’on considère que le travail bénévole, non seulement ne produit pas, mais ponctionne des richesses économiques. Il fait donc baisser le PIB.» On peut se demander en effet, de combien aurait baissé le Produit Intérieur Brute français si des bénévoles n’avaient pas nettoyés les plages bretonnes lors des catastrophes pétrolières d’Erika ? Dans ce cas, le bénévolat devient-il pas une richesse sociale ?

Cette nouvelle monnaie d’échange n’est valable que sur un territoire donné, elle favorise ainsi les réseaux de proximité et le lien avec la clientèle. Le Sol se présente comme une solution économique, pour répondre aux malaises sociaux et écologiques.

Deux unités de mesure : le SOL-éco, le SOL-temps

Le Sol-éco est une valeur marchande, là où c’est possible elle a pour vocation le remplacement de l’euro. Un sol-éco est égal à un euro, il est étaloné sur l’Euro et chaque coupon est unique grâce à une pastille qui lui confère un numéro d’immatriculation. Pour décourager la reconversion en euro, une taxe de 30% devrait être prélevée le cas échéant. Le réseau sol se protège ainsi des fuites monétaires.

Le Sol-temps est une valeur non-marchande, «il s’agit de valoriser un pan considérable d’activités humaines qui n’ont pas leur place dans les indicateurs de richesse » explique Baptiste Cambon. Les plus philanthropes penseront que l’humain n’a pas de prix, et qu’il n’est pas possible de donner une valeur monétaire aux valeurs bénévoles. Mais dans une société ou l’argent domine tous les échanges, les créateurs du Sol partent du principe que « ce qui n’a pas de prix n’est pas valorisé ».

 » A l’origine, le monnaie est un outils pour valoriser les produits dans un échanges, aujourd’hui l’argent à sa propre valeur «  regrette le porteur du projet. Pour lui, le véritable enjeu du Sol est de « remettre la monnaie au service du citoyen. »

Le Sol est implanté en France

En cours d’expérimentation depuis 2002, le sol semble fonctionner à Toulouse, Lille et Grigny . D’après Sollicités, son caractère local renforce comme prévu le réseau des commerces de proximité, ainsi que le lien avec la clientèle en plus d’inciter les échanges d’une même zone géographique. Pour les promoteurs du Sol, cela induirait une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

D’après Sollicités, les demandes d’adhésion seraient nombreuses et l’évolution du projet « en cours de négociation » avec de nouveaux membres.

Categories de l'article: Athis / Viry, Société

Les lecteurs ont posté une contribution pour le moment.

  1. Romain JAMMES dit :

    À noter que La Communauté d’Agglomération des Lacs de l’Essonne est en train de créer avec les entreprises locales et les citoyens une monnaie complémentaire qui ira sur tout le territoire !

    Affaire à suivre, parce que ça peut réellement apporter un plus aux villes de Grigny et Viry et faire émerger des idées dans le département !

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