PUBLICITÉ

 

Le manque de logements sociaux est criant. Le Secours Catholique de l’Essonne demande la mise en place d’un plan hivernal d’urgence.

Après le sit-in du Droit au Logement de l’Essonne (DAL) la semaine dernière (lire notre article), c’est au tour du Secours Catholique de tirer le signal d’alarme. Selon le rapport d’activité de l’association caritative, 48 % des personnes accueillies dans ses structures essonniennes vivent dans des logements, « n’en déplaise à Monsieur le Préfet », lance son délégué départemental, qui a sollicité à de nombreuses reprises les services de la Préfecture pour la mise en place d’un plan hivernal d’urgence. Pour Laurent Lurton, avec 23 000 dossiers en attente pour un turn-over de seulement 1 600 logements sociaux dans le département, « le compte n’y est pas, même si l’Essonne fait un effort ».

« La nécessité d’un plan hivernal est une honte »

Le logement est un droit fondamental, principalement « pour les jeunes qui sont les plus touchés par la crise » (lire notre article), commente Laurent Lurton. Pour le Secours Catholique, il est nécessaire de mettre en œuvre une « politique globale ambitieuse et non quelques mesures d’urgences ajustées en fonction de la température extérieure. » Depuis le 1er novembre et le début de la trêve hivernale (lire notre article), les expulsions sont interdites. Un répit pour de nombreux locataires en situation difficile.

Au côté de nombreuses associations, le Secours Catholique insiste pour la mise en place d’un plan structurel en dehors de la saison hivernale. Une mobilisation des pouvoirs publics qui pourrait, selon elle, apporter des « réponses concrètes et durables pour les personnes sans logement ou mal logées » avec des logements sociaux qui se doivent d’être « accessibles aux revenus les plus modestes ».

De son côté, la Préfecture de l’Essonne annonce le déblocage de 624 lits en hébergement d’urgence. Il s’agit de 384 lits dans les centres de Corbeil-Essonnes, Athis-Mons et Etampes, ainsi que la prise en charge de nuitées d’hôtel « qui seront ouvertes progressivement selon les besoins » précisent les services de la préfecture. En cas de grand froid, plusieurs communes se sont engagées à mettre à disposition des gymnases pour augmenter les capacités d’accueil.

Damien Mariller

Damien Mariller

facebooktwittergoogle pluslinkedin

Diplomé de la Chambre de commerce de Paris, Damien Mariller est journaliste à Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@DamienMariller) ou le contacter par mail (damien@essonneinfo.fr)


Categories de l'article: Société
PUBLICITÉ

Les lecteurs ont posté une contribution pour le moment.

  1. Stachou86 dit :

    Le titre de cet article est bien surprenant et il est diamétralement opposé à la position réelle du Secours catholique.
    Le Secours catholique ne veut pas de plan hivernal ! Il souhaite une vraie politique du logement qui s’inscrive dans le long terme.

Contribuez à cet article