Économie. A l’occasion du mois de l’Economie Sociale et Solidaire, Essonne Info s’est intéressé à une forme particulière d’entrepreneuriat. Les Coopératives sont un modèle d’entreprises basé sur la démocratie économique, c’est à dire le pouvoir des salariés au sein de leur outil de travail.
- Photo : Sylvie Nourry, directrice de l’URSCOP
« On ne risque pas de délocaliser notre entreprise. Le conseil d’administration, c’est nous » . Sur une affiche montrant des ouvriers d’une aciérie, le mouvement national des Sociétés Coopératives et Participatives (SCOP) fait campagne. Il s’agit pour ce mois de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), dont plusieurs rencontres ont lieu en Essonne, de faire connaître cette façon peu connue d’entreprendre.
Essonne Info a demandé à Sylvie Nourry, la directrice de l’Union Régionale des SCOP (URSCOP) en Ile-de-France, Basse-Normandie et région Centre, quelle était la situation de ce secteur dans la région. « Il y a aujourd’hui autant de SCOP de services qu’en production » affirme-t-elle. Celles que l’on nommait auparavant Sociétés Coopératives Ouvrières de Production sont en effet héritières du mouvement ouvrier. A l’origine, ce statut permettait à des salariés de se retrouver sur un projet d’entreprise commun, et de partager les fruits de la production. Les dirigeants sont alors élus par les salariés, eux-mêmes sociétaires de leur SCOP.
Une forme d’entreprendre qui a du sens
Sous forme de Société Anonyme (SA) ou de Société à Responsabilité Limitée (SARL), une SCOP fonctionne comme toute entreprise, à la différence prêt que les décisions sont prises par l’Assemblée Générale des sociétaires, qui nomme les dirigeants et élabore une stratégie. Les SCOP sont présentes dans de nombreux secteurs d’activité. En Essonne, on trouve par exemple des structures historiques, telle l’Union des Forgerons de Méréville, créée en 1912, dans la bâtiment, à l’image des Maçons Parisiens, ou encore des entreprises de travaux publics, comme la STPEE, dont nous vous proposons un portrait.
Au cours du mois de l’ESS, les SCOP s’ouvrent et souhaitent « se faire connaître, reconnaître » indique Sylvie Nourry, pour qui cette façon d’entreprendre peut être « plus intéressante » . La directrice de l’URSCOP regrette que ces structures soient « trop peu connues » et insiste sur les possibilités offertes aux salariés en matière de reprise d’entreprises en coopérative. « Quand une entreprise est en difficulté, les salariés ne pensent pas toujours à la possibilité de reprendre en SCOP » insiste-t-elle. C’est la démarche dans laquelle se sont lancés les salariés d’Hélio-Corbeil, dont l’imprimerie a été placée en liquidation judiciaire (lire notre article). Accompagnés par l’URSCOP, ils ont jusque janvier pour boucler leur dossier de reprise.
Julien Monier
Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).
























