Sport. Samedi matin avait lieu l’assemblée générale de la Fédération française de rugby (FFR). A l’issue des discussions, deux sites ont été choisis pour participer à l’ultime processus de décision, sur le choix de l’implantation du futur stade de rugby de 82 000 places.
En 2017, le sud de Paris sera doté d’un nouveau stade. Les matchs internationaux de l’équipe de France de rugby auront lieu en Essonne… ou juste à côté dans le Val de Marne (94). Les deux finalistes invités à porter leur projet de territoire pour l’accueil du prochain temple du rugby français se nomment Évry Ris-Orangis et Thiais-Orly.
La « compétition » prend ainsi fin pour les deux autres candidats essonniens, l’agglomération du Val-d’Orge sur l’actuelle base aérienne de Brétigny, et Massy à deux pas du TGV, tout comme les projets de Sevran (93) et Achères (78).
Un véritable Twickenham à la française
Doté d’un toit et d’une pelouse rétractables, le futur stade accueillera jusqu’à 82 500 spectateurs. L’équipe de France y recevra régulièrement ses concurrents européens lors du Tournoi des Six Nations, ainsi que les nations du sud lors de leurs déplacements dans l’hémisphère nord. A l’image du gigantesque Twickenham situé dans la périphérie londonienne, la FFR utilisera le stade pour les finales du Championnat de France, mais aussi pour de grands événements, des spectacles et autres.
Le projet porté par l’agglomération Évry Centre-Essonne a désormais toutes ses chances de voir le jour. Il sera soutenu par le conseil général de l’Essonne, qui s’est déjà engagé à financer à hauteur de quarante millions d’euros les possibles prochaines infrastructures d’accès au stade. Le site de l’ancien hippodrome, situé à côté de la forêt de Saint-Eutrope, du croisement routier A6-Francilienne, et à proximité du futur tram-train Évry-Massy, dispose de solides arguments. A moins de quinze kilomètres du Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis, il présente également l’avantage de disposer du stade Robert-Bobin de Bondoufle, par exemple pour les entraînements.
De nouvelles ambitions
En face, le projet de Thiais-Orly-Rungis fait office d’ogre. Ce dernier est intégré au sein d’une véritable trame piétonne et d’un nouveau quartier reliant l’aéroport au stade, en passant par le métro du Grand Paris, la future gare d’interconnexion TGV, et l’A 86. Sa proximité avec Paris lui confère sans conteste un avantage non négligeable. Mais l’idée d’avoir un stade un peu plus éloigné de la ville-capitale, à la fin de la zone péri-urbaine de Paris, pourrait faire son chemin.
Les concepteurs du Stade de France s’étaient décidés à pourvoir le « 93″ d’un grand stade. Le pari que constituerait l’attribution au bassin de vie d’Évry du stade de la FFR, bouleverserait l’image des communes concernées. Un tel lieu signifierait un nouveau potentiel de développement pour le territoire, notamment en terme d’emploi, avec l’ambition de faire vivre une zone de loisirs et d’hôtels aux environs du stade. C’est au cours du premier semestre 2012 que le choix définitif sera connu. D’ici là, les porteurs de projet vont muscler leurs arguments, et tenter de populariser leur candidature dans le grand public.
- Voir le dossier sur le grand stade, en ligne sur Essonne Info
- Lire l’article de 94-Citoyens sur le projet Thiais-Orly
Julien Monier
Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).
























Stade mort-né, surtout s’il est situé à Ris-Orangis. Pourquoi? Trop loin de Paris. Gros avantage du SDF: sa proximité avec la ville de Paris, les supporters font d’une pierre 2 coups en pouvant se loger à Paris, visiter la ville, voire le match, sans (trop) se prendre la tête dans les transports. Je ne parle pas des étrangers, pour lesquels ce sera rédhibitoire (je parle en connaissance de cause je travaille dans le transport pour touristes). Déjà que le SDF peine à se remplir, comment amortir un projet de 600M€? Sans compter l’Arena92 en construction et le nouveau Jean-Bouin! Déjà ni le Stade Français ni le Racing Metro ne délocaliseront là-bas. Il n’y a pas de grand club de rugby dans ces coins si je ne me trompe… Et ils disent que le projet est viable? Je veux bien voir l’étude. Enfin bref, ce ne sera pas la 1ère fois que de l’argent sera jeté par la fenêtre… Désolé de « casser l’ambiance » devant un si beau projet qui amènera tant d’emploi pour la région, mais les conséquences si ça plante seront peut-être pires… Pourquoi je dis tout cela? Je parle pour ma gueule, car en tant que parisien, il m’est facile et rapide d’aller au SDF. Je n’irai ni à Thiais et encore moins à Ris-Orangis. Moins de touristes, moins de parisiens, pas de club, qui ira remplir les 82500 places?
Après ce qui s’est passé ce samedi lors de France-Irlande, il est plus qu’indispensable de doter le futur stade d’un toit rétractable afin que ce genre de situation ne se reproduise plus.