Politique. Lundi devant les bureaux de Standards & Poor’s, Jean-Luc Mélenchon a mis en garde ceux qui viendraient prêter main forte aux agences de notation.

- Photo : Jean-Luc Mélenchon devant l’agence de notation Standards & Poor’s. (DM/EI)
En dégradant vendredi la note de la France et de huit autres pays européens, Standards & Poor’s s’attire les foudres de nombreux citoyens, qui entendent « résister à la finance ». Ils étaient, lundi en fin d’après-midi, plus d’une centaine de militants du Front de gauche à s’être donné rendez-vous devant les bureaux parisiens de l’agence de notation. Parmi eux l’ancien sénateur de l’Essonne et candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ou encore le président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne, Gabriel Amard.
Le candidat commun du Front de gauche, parti en guerre contre les agences de notation, annonce d’emblée la couleur : « Si nous gouvernons ce pays, nous les jetterons à la porte » car « ce n’est pas à trois têtes d’œuf dans un bureau » de décider du sort de la France. Pour Gabriel Amard « la politique se définit par le peuple et pour le peuple » et non par des agences de notation. « On s’en fout de cette perte du triple A, nous n’avons pas à être notés », réagit l’élu.
Mais Standards & Poor’s n’est pas seul à se trouver dans la ligne de mire de Jean-Luc Mélenchon. Le trublion met en garde « ceux qui viendraient à leur prêter main forte ». L’ancien sénateur de l’Essonne, sortant une feuille de papier, met en avant l’article 410-1 du code pénal : « Les intérêts fondamentaux de la nation s’entendent au sens du présent titre de son indépendance, de l’intégrité de son territoire, de sa sécurité, de la forme républicaine de ses institutions, des moyens de sa défense et de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population en France et à l’étranger, de l’équilibre de son milieu naturel et de son environnement et des éléments essentiels de son potentiel scientifique et économique et de son patrimoine culturel. » A moins de cent jours du premier tour, le ton de la campagne est donné. Pour Jean-Luc Mélenchon, la seule manière de désarmer les agences de notation, c’est de « rendre les coups ».

- Photo : les militants du Front de gauche avec au centre, Gabriel Amard. (DM/EI)
Damien Mariller
Diplomé de la Chambre de commerce de Paris, Damien Mariller est journaliste à Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@DamienMariller) ou le contacter par mail (damien@essonneinfo.fr)




























Pauvre Mélanchon ! Il ne sait plus où donner de la tête !
Il oublie qu’en France à la limite, les agences de notation on s’en bas les bachibousouks ….(mettez ce que vous voulez)
En effet nous avons créé il y a plus de 2 siècles la Cours des Comptes (C.C) !
Et si Nicolas Sarkozy avait suivi les recommendations de la C.C dès 2009 …à l’époque c’était Philippe Seguin qui était à la tête…
Bizarrement il a vanté le AAA à partir de 2010 ? Bizarre vous avez dit Bizarre ?
Mais à priori M Mélanchon contrairement à ses amis du PS qui en ont sorti quelques extraits (75 Milliards d’économies possible) a fait comme M Sarkozy …un classement vertical de ce compte rendu de la C.C !
Dommage !
C’est plutôt Sarkozy et les champions de l’austérité qui rament ferme pour essayer de proposer autre chose que le plan A qui nous a conduit dans le naufrage. Mais c’est vrai qu’ils se sont persuadés qu’il n’y avait pas de plan B. Dans les circonstances de la vie ordinaire on appelle ça de l’entêtement et de la bêtise.