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Social. Ce mercredi après midi, par un froid paralysant, quelques vaillants professeurs et syndiqués attendaient leur tour pour rencontrer les représentants de l’académie et tenter de se faire entendre et de comprendre la nouvelle réforme. En tête des insatisfactions, les nouvelles dotations horaires qui brûlent un grand nombre de postes et de classes au détriment du service d’éducation et des élèves.

Photo : des représentants syndicaux ont accompagné leurs collègues à l’inspection académique. (JM/EI)

Comme de coutume, le mois de janvier sert à préparer la rentrée scolaire de septembre prochain. Avec son lot de nouveautés, de réformes et inévitablement de contestations. Mais pour que les professeurs soient mécontents il faut de bonnes raisons, et les raisons, les voici. Qui dit nouvelles dotations horaires, dit surtout moins d’heures de cours disponibles et donc moins de postes à pourvoir allant jusqu’à la suppression de postes et donc de classes. Et qui dit suppression de classes dit obligatoirement augmentation du nombre d’élèves par classe.

Les représentants de trois établissements étaient présents ce mercredi à la préfecture d’Evry. Une professeure de sciences physiques au collège Gérard-Philipe de Massy s’exclame : « Les matières expérimentales sont délaissées, il n’y a plus de demi-groupe possible en laboratoire, ce ne sont pas de bonnes conditions d’apprentissage pour nos élèves». Les professeurs déplorent globalement un manque de souplesse et d’autonomie, puisqu’ils ne bénéficient pas d’heures supplémentaires.

Au collège Olivier-de-Serre à Viry-Châtillon, un professeur de mathématiques déplore quant à lui l’évaluation des compétences par le biais du socle commun : « Je suis professeur pour évaluer le travail de l’élève, je ne suis pas là pour juger l’enfant en tant qu’individu, toutes ces réformes sont bien trop à l’image du monde de l’entreprise ».  Jean Baptiste Hutasse, cosecrétaire du Snes-FSU ajoute : « Le lycée Belmondo à Arpajon va devoir se passer de quelques 175 heures de cours, ce qui représente une dizaine de postes ».

A la question des rencontres entre professeurs et administrations concernant les nouvelles dotations horaires, la directrice académique adjointe rétorque : « Cette année n’est pas différente des autres, la campagne de dotation se passe tout à fait normalement. Il s’agit pour nous d’expliquer nos démarches aux chefs d’établissements et aux professeurs. Nous optons pour une transparence totale de nos activités et nous avons pour habitude de donner une réponse positive à toutes demandes d’explications ».

Le retour du syndicat Snes-FSU quant aux réclamations du collège Olivier-de-Serre expose une augmentation de cinq à dix heures pour stabiliser les postes notamment en français et en anglais et assurer des demi-groupes pour les cours de langues.

Margot Croizat

Margot Croizat


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  1. MARIE JOSEPH dit :

    Pour information : journée morte ce jeudi 14/2 au collège Esclangon à Viry Chatillon au nom de la FCPE.

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