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Politique. Un an après son passage de témoin, l’ancien président du conseil général a perdu sa délégation de chargé des relations avec les collectivités au département. Michel Berson quitte ses responsabilités dans l’instance essonnienne après la publication de ses propos rapportés dans le cahier Essonne du journal Le Parisien.

Drôle de fin pour Michel Berson. Celui qui a tenu les rênes du conseil général de 1998 à 2011 s’est vu retirer ses responsabilités au sein de l’exécutif. Le conseiller général du canton Évry-nord et Courcouronnes était jusqu’alors chargé des relations avec les collectivités essonniennes pour le département. C’est un article du Parisien sur l’actuel président Jérôme Guedj qui a déclenché l’affaire.

Interrogé sur l’aspect « militant » de son successeur, Michel Berson estimait dans Le Parisien que cela « n’était pas son rôle » et que Jérôme Guedj était « militant avant d’être président » . « Ce qu’on lui demande, ce n’est pas d’être le soutien d’untel ou d’untel », déclarait alors l’élu à l’adresse de l’actuel président, selon le quotidien.

Des phrases qui ont visiblement déplu à la présidence du département. « J’ai appris le mardi suivant par SMS le retrait de ma délégation », explique Michel Berson à Essonne Info. Interrogé sur la question, le président Jérôme Guedj justifie cette mise à l’écart par un nécessaire « respect de la collégialité de l’instance » . « Je me devais de sauvegarder l’unité de la majorité », poursuit-il, en précisant que Michel Berson reste membre de la majorité départementale. Ce que confirme l’intéressé, sur le fond : « Il n’y a rien à dire sur cette présidence, les politiques mises en œuvre sont poursuivies et certaines amplifiées » .

« Prise de position publique »

Quant à cette phrase qui a mis le feu aux poudres, le sénateur apparenté socialiste en explique le contexte : « J’ai déclaré cela il y a plus d’un mois, au cours d’une conversation avec le journaliste du Parisien », explique le sénateur, étonné que ces phrases aient été sorties de leur contexte, « ce sujet comme d’autres est venu au cours de cette conversation » . Pour Jérôme Guedj, cela ne fait pas de différence : « Il y a une prise de position publique, au même titre que sur un blog ou un tract » . Du côté de l’opposition départementale, on raille les méthodes du président du conseil général : « C’est un verrouillage total de la liberté d’expression des uns et des autres, par des élus méprisants et arrogants », critique la chef de file de l’opposition UMP et apparentés Marianne Duranton. La conseillère générale de Longjumeau en va même à regretter Michel Berson, « qui avait réussi à construire des partenariats forts avec les communes » . Ce dernier, qui vient de publier une lettre cantonale, terminera son mandat en 2014 sans délégation au département, mais sera toujours dans le paysage politique local et prévient : « Je continuerai à être en relation avec les élus » pour son mandat de sénateur de l’Essonne.

Julien Monier

Julien Monier

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Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).


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Les lecteurs ont posté une contribution pour le moment.

  1. Jeanpaulun dit :

    c’est un mauvais signal que lance le nouveau président du département. Espérons que ce n’est qu’un malencontreux faux pas. Il va falloir être très vigilant. On ne peut admettre un tel autoritarisme. Qui ne supporte pas la critique devient illégitime.

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