Politique. A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, nous sommes allés à la rencontre de militants du MoDem qui battent campagne dans le sud-Essonne. Une manière de comprendre la façon d’appréhender ce scrutin majeur dans un secteur moins urbanisé que le nord du département.
- Photo : le marché d’Étampes accueille les représentants des candidats le samedi matin. (JM/EI)
Ce samedi, Tarik Meziane et une demi-douzaine de militants sont au marché d’Étampes. Comme chaque semaine, ils vont à la rencontre des visiteurs tracts en main, sur lesquels on discerne le visage de François Bayrou. Sur toute la seconde circonscription de l’Essonne (le grand sud : Étampes, Mennecy, La Ferté-Alais, Milly), ils sont une vingtaine de membres actifs du MoDem, dont une petite dizaine dans le secteur d’Étampes. « Cela nous permet de pouvoir mener nos actions sur cette ville et ses alentours, nous collons par exemple très souvent des affiches », explique le responsable de la section locale.
Ils ne sont pas seuls ce matin-là, les militants du Front de gauche invitent avec leurs tracts à leurs prochaines assemblées citoyennes, tandis que les soutiens de François Hollande mettent en avant le prétendant socialiste au côté de la candidate PS aux législatives. Un peu plus loin, deux personnes font passer des tracts bleus à l’effigie de Nicolas Sarkozy. Les militants MoDem resteront pour leur part une bonne heure et demie, avant de se rendre dans le quartier Saint-Pierre pour discuter avec les habitants et mettre leur information dans les boîtes aux lettres. Le dimanche, c’est à la foire du cresson de Méréville que la petite troupe est allée diffuser le programme du candidat centriste.
- Photo : chaque matin, Tarik Meziane va travailler en RER à Paris. (© JM/EI)
« Sur le marché, on voit ce que les gens ont perçu dans les médias », analyse Tarik Meziane au sortir de l’action, « on nous interroge sur le positionnement de Bayrou dans l’entre-deux tours », illustre-t-il, comme pour résumer sa façon de voir cette campagne, « pas passionnante » . « Au-delà de Bayrou, les gens ne rêvent plus, ils votent plus contre que pour quelqu’un, il y a peu de votes d’adhésion », poursuit l’habitant d’Étampes.
« Une terre de démocrates-chrétiens »
Lui, il est allé avec Bayrou pour la campagne de 2007 : « Il y avait un vrai engouement », se souvient-il. Depuis, il note « trois ou quatre venues » de nouveaux adhérents, dont certains avec la campagne 2012, mais il concède avoir perdu « quelques personnes sur le chemin » . Mais c’est bien sur les valeurs du centre que celui qui exerce comme maître de conférence au Muséum d’histoire naturelle souhaite convaincre ici, un territoire de conquête pour le parti de Bayrou.
Selon Tarik Meziane, le sud-Essonne est « une terre de démocrates-chrétiens » , et un électorat existe traditionnellement pour ce courant politique. Parmi les militants, on trouve ainsi un ancien de l’UDF ou encore une ex-membre du RPR, mais aussi « deux nouvelles personnes sympathisantes de gauche » . Le travail entamé pendant cette campagne vise également à semer des graines en vue des prochaines échéances locales. Le MoDem ne s’interdit pas de monter une liste autonome lors des prochaines élections municipales dans la ville. Avec le maire et député Franck Marlin, les relations sont « cordiales » pour le responsable du MoDem, mais il note « un mécontentement grandissant sur sa députation » à cause de ses absences répétées à l’Assemblée nationale.
Julien Monier
Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).


























Les médias sont devenus l’organe de manipulation du peuple au lieu d’être un moyen de transmission des idées, c’est évident.
J’aime beaucoup cet extrait de la fin de son discours du Zenith
« »Il est des valeurs de gauche que j’aime et dont la France aura besoin : le partage, l’attention au plus faible, la générosité.
Il est des valeurs de droite que j’aime et dont la France aura besoin : l’esprit d’entreprise, le sens de l’effort, la fierté nationale.
Et le centre a ses valeurs, dont on aura besoin : la solidarité, l’esprit de justice, l’idéal européen.
Ces valeurs sont compatibles, elles se rejoignent par le haut. C’est le sectarisme qui les a rendues incompatibles.
Le temps n’est plus au sectarisme. »"