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Social. Le jugement en appel de Marionnaud, le leader mondial du cosmétique, dans l’affaire l’opposant aux salariés affectés à sa logistique a démarré jeudi. Le groupe CEPL sera-t-il seul à assumer la destruction de soixante-quinze emplois ?

  • Photo : les « ex-Marionnaud » en décembre. (Archive EI)

A l’issue d’un premier procès qui avait duré plusieurs mois, Marionnaud avait été mis hors de cause dans la destruction des soixante-quatorze emplois entrainés par son choix d’un nouveau prestataire pour gérer sa logistique. A la sortie du tribunal, l’avocat du parfumeur mettait un point d’honneur à rappeler la « volonté (de Marionnaud) d’anticiper les propositions d’emplois que pouvait offrir le nouvel employeur. » Des possibilités d’emplois qui déplaçaient le lieu de travail des salariés concernés à plusieurs dizaines de kilomètres de Coutaboeuf. Pour d’autres, il s’agira de se faire parachuter dans une autre filière du groupe CEPL. Pour d’autres encore, c’est une antenne emplois mise en place par CEPL qui assurera une partie de leur salaire le temps qu’ils retrouvent un emploi. C’est ce qu’avaient négocié les délégués syndicaux du CE en ce qui concerne le plan social accompagnant la fermeture du site. Guy Samuel Nyoumsi, délégué CFDT qui veille au respect des droits des salariés depuis le début de l’affaire, ne cache pas son inquiétude : « Il s’agit maintenant de faire respecter ce qu’on a négocié dans le cadre du plan social. Alors que le comité de suivi du plan avait été décidé, ma présence y a été remise en cause. Le CE a décidé de m’exclure de la commission au motif, disent-ils, que je pourrais communiquer des informations à la presse. »

Anciens salariés Marionnaud avant d’être repris, avec leur ancienneté et leurs avantages chez CEPL il y a six ans, les personnels du comité d’entreprise CEPL de Courtaboeuf persistent à vouloir faire reconnaître « une manœuvre visant à se débarrasser habilement d’une main-d’œuvre devenue trop chère. » Pour le démontrer, ils avancent plusieurs éléments. A côté du fait que tous les « anciens » Marionnaud bénéficient, encore aujourd’hui, des avantages réservés aux salariés de l’enseigne, ils décrivent aussi une « cogestion » entre CEPL et Marionnaud. Plusieurs d’entre eux ont témoigné s’être retrouvés sous les ordres directs de représentants Marionnaud dans l’enceinte de l’entrepôt et affirment que le parfumeur avait gardé un droit de regard sur les expéditions en partance pour ses magasins. C’est pourquoi ils réclament des indemnités de départ versées aussi par Marionnaud.

Après avoir écouté les différentes parties, la présidente de la cour a réclamé la réouverture des discussions entre les trois entreprises « pour la sauvegarde des emplois. » Annonce après laquelle CEPL a tout de suite réagi voyant une opportunité pour ne pas assumer seul le reclassement, en proposant de reprendre une dizaine de salariés avec leur ancienneté. Id Logistics, le nouveau prestataire, et Marionnaud devront déposer eux aussi une proposition sur le bureau de Mme le juge avant le délibéré, prévu le 21 juin.

Frédéric Baud


Categories de l'article: Massy / Longjumeau
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Les lecteurs ont posté une contribution pour le moment.

  1. Pjpilou dit :

    bonjour
    Quel est le resultat de l’appel en justice
    on se rappelle que mr hollande alors candidat etait le seul candidat alors déclaré à avoir refusé de se prononcer sur la situation de ces employés. Le mistere du travail de l’epoque avait été saisi de la situation de ces employés aujourd’hui le dossier au ministere est tombé dans les oubliettes les deputé et candidats de l’epoque sont depuis devenu president et ministre et ont automatiquement perdu la memoire..

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