Politique. Solidarité et Progrès, le parti de Jacques Cheminade, présente soixante-dix-neuf candidats aux législatives à travers la France. C’est Arnaud Vivrel qui représentera le mouvement du candidat à la présidentielle dans la première circonscription de l’Essonne. Il s’est confié dans un entretien à Essonne Info où il revient sur ses convictions.
- Arnaud Vivrel, candidat « Solidarité et Progrès » sur la première circonscription de l’Essonne. (DR)
Arnaud Vivrel milite depuis neuf ans au côté de Jacques Cheminade. Il se présente cette année dans la première circonscription de l’Essonne, fief du nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Il explique l’origine de son engagement :
« Je ne me fais aucune illusion sur le monde politique actuel. J’ai trouvé dans le mouvement Solidarité et Progrès une vision de l’homme nouvelle et progressiste. Dans cette période de crise, il faut évidemment une vision internationale. Mais il faut aussi des actions plus localisées, Solidarité et Progrès est présent lors de ces élections législatives dans ce but ».
Son programme porte sur trois grands points : l’exigence de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la crise économique qui secoue le continent européen. Pour ce militant d’un parti qui se définit « progressiste » il serait nécessaire de séparer les banques de dépôts des banques d’investissements, qu’il juge « toxiques », mais aussi de créer une banque publique d’investissements. « Il faut passer les banques au Kärcher, même si le terme est fort, la situation l’exige. C’est un véritable plan Marshall que nous proposons. Nous ne devons plus emprunter aux banques privées qui fixent elles-mêmes notre taux d’endettement », affirme le candidat à la députation.
La première circonscription, un pôle compétitif
Le choix de la première circonscription ne s’est pas fait par hasard. Le parti cheminadiste voudrait en faire un véritable pôle en Essonne. « A Évry par exemple, il y a déjà des structures intéressantes avec le Genopole et des entreprises telles que Carrefour ou la Snecma. Mais nous voudrions allez plus loin et inclure la zone dans un projet de développement sur le modèle du Grand Paris. Nous pourrions développer les infrastructures comme l’Aérotrain et d’autres technologies innovantes, comme le nucléaire de quatrième génération », ajoute Arnaud Vivrel. Le candidat de Solidarité et Progrès ne se fait pas d’illusion quant à l’issue du scrutin. « Je suis candidat pour m’assurer que le gouvernement ira jusqu’au bout, notamment en matière de finances. Mais j’ai beaucoup de doutes. Ce qui nous faudrait c’est un détachement total du système actuel, mais ce n’est pas la direction que semble prendre le président actuellement. Nous voulons former un groupe de « veilleurs » pour être sûrs que le gouvernement tienne ses promesses », conclut-il. Principal défi pour Arnaud Vivrel, parvenir à se faire entendre dans l’une des circonscriptions du département, les plus exposées médiatiquement.
























