Politique. Pour ces élections législatives, la rédaction d’Essonne Info vous a concocté quatre interviews exclusives des personnalités politiques les plus en vue du département. En pleine campagne électorale, Nicolas Dupont-Aignan (DLR), Jérôme Guedj (PS), Natalie Kosciusko-Morizet (UMP) et François Delapierre (FG) ont accepté de répondre à nos questions.
- Photos (de gauche à droite) : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Kosciusko-Moriset, Jérôme Guedj et François Delapierre. (© DM/EI)
Nicolas Dupont-Aignan
Nous avons rencontré Nicolas Dupont-Aignan entre deux batailles. A peine remis de la présidentielle, celui que l’on surnomme NDA est de nouveau en campagne, pour un quatrième mandat de député dans la huitième circonscription de l’Essonne. Il devra défendre son siège face à un candidat UMP, pour la première fois, en la personne de Laurent Béteille, maire de Brunoy. Le président de Debout la République aura également fort à faire face à la candidate socialiste, Aude Bristot, confortée par le bon score de la gauche à la présidentielle dans cette circonscription. Le député-maire de Yerres revient sur sa campagne présidentielle et évoque ses objectifs pour les législatives, au niveau local et national, sans oublier de tacler ses deux principaux concurrents.
Jérôme Guedj
Parmi ces quatre personnalités politiques, Jérôme Guedj est le seul à ne pas être candidat tête de liste puisqu’il est le suppléant de François Lamy, fraîchement nommé ministre délégué à la Ville. Mais en cas de victoire du couple socialiste dans la sixième circonscription, c’est bien le président du conseil général de l’Essonne qui accèdera à l’Assemblée nationale, la fonction de membre du Gouvernement étant incompatible avec l’exercice d’un mandat parlementaire. Jérôme Guedj revient sur son rôle et son implication dans la campagne présidentielle de François Hollande et évoque les enjeux de cette sixième circonscription. Il annonce qu’en cas de victoire, il assumera la députation et la présidence du conseil général, ce qui soulève de nombreuses critiques à droite.
Natalie Kosciusko-Morizet
Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, celle qui fut sa porte-parole tout au long de la campagne était restée silencieuse. Un silence que Natalie Kosciusko-Morizet a bien voulu rompre en acceptant de répondre à nos questions, excepté celles sur la présidentielle. Celle que l’on surnomme NKM est aujourd’hui au coude à coude avec son concurrent Olivier Thomas (PS) dans la course à la députation sur la quatrième circonscription. La député-maire de Longjumeau évoque les thèmes de cette campagne, prouve sa connaissance du territoire et sa proximité avec les habitants. Si beaucoup parient sur sa défaite, NKM, elle, se dit confiante.
François Delapierre
Son nom ne vous dit peut être rien, mais François Delapierre s’est bel et bien imposé comme l’un des personnages clés de la dernière campagne présidentielle. Dans la dixième circonscription, terre de gauche, l’ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon espère bien créer la surprise face à un candidat socialiste, Malek Boutih, qui ne fait pas l’unanimité. François Delapierre revient sur le score du Front de gauche à la présidentielle et évoque ses chances de l’emporter dans cette circonscription. Il annonce d’ores et déjà qu’en cas de triangulaire, s’il se trouvait derrière le candidat socialiste, il retirerait sa candidature pour ne pas avantager la droite.
Quentin Brarda
Quentin Brarda est journaliste à Essonne Info. Vous pouvez le contacter sur Twitter ou par courriel (quentin@essonneinfo.fr)

























Attention aux confusions:
» Mais en cas de victoire du couple socialiste dans la sixième circonscription, c’est bien le président du conseil général de l’Essonne qui accèdera à l’Assemblée nationale, au nom du non-cumul des mandats imposés aux ministres. »
La fonction de ministre n’est un mandat, et ce n’est pas parce que notre Président veut mettre fin au cumul des mandats parlementaire et d’exécutif local que M. Lamy ne pourra pas être à la fois membre du Gouvernement et siéger au Parlement, mais parce que notre Constitution dispose à son article 23 que : « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire(…) ».