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Sport. Qui de l’Essonne ou du Val-de-Marne verra se construire le prochain grand stade de la Fédération française de rugby ? Réponse ce vendredi à l’issue du comité directeur de l’institution. Le responsable de la candidature du site de l’hippodrome de Ris-Orangis, Stéphane Raffali dresse pour Essonne Info les contours d’un grand projet de territoire.

  • Photo : une vue de nuit, du projet de Ris-Orangis. (DR)

Ce vendredi, la Fédération française de rugby réunit son comité directeur à La Baule (Loire-Atlantique). A l’ordre du jour, le choix de l’implantation du futur grand stade de rugby. Après des mois de procédures qui auront vu la présélection de neuf sites, les deux candidats finalistes à l’accueil de cet équipement monumental de 82 000 places ont jeté leurs dernières forces dans la bataille ces derrières semaines. Pierre Camou, le président de la FFR, et Serge Blanco, chargé du projet de grand stade, annonceront le site choisi pour construire cet équipement de 82 000 places.

Du côté de l’Essonne, la conclusion à cette mobilisation locale s’est déroulée ce lundi, avec l’engagement des principales collectivités locales sur les aspects financiers du projet (lire notre article), « avec chacune ses prérogatives », précise le coordinateur du projet essonnien Stéphane Raffali. Depuis des mois, les équipes liées au projet ont projeté le cadre d’accueil du prochain grand stade dans le département. Un projet de village dédié au rugby, incluant des espaces de commerces, de loisirs et des activités d’excellence, se dessine autour de l’équipement sportif. Le développement de l’ensemble sera confié à une Zone d’activité concertée (ZAC) dans laquelle les élus locaux et les différents partenaires du projet, dont la FFR, établiront un cahier des charges et un plan masse de l’ensemble. En terme urbanistique, il s’agit ni plus ni moins de mettre en forme les contours d’un nouveau quartier, comprenant deux parties autour de l’aqueduc qui traverse le site, entre l’ancien hippodrome et le terrain de l’ex-usine Lu-Belin.

« Un échos très favorable » de la part des investisseurs

« Notre premier travail était de tester le marché » , raconte Stéphane Raffali, qui a d’abord cherché à nouer des partenariats avec des structures prêtes à s’engager pour s’installer et effectuer des investissements. Celles-ci ont publié des lettres d’intention qui ont agrémenté le dossier posé par Évry – Ris-Orangis à la FFR, « pour crédibiliser notre candidature ». Avec l’arrivée du stade, le terrain disponible pourrait accueillir notamment un cluster scientifique lié au sport, en lien avec l’université d’Évry et le Genopole, mais aussi une zone de divertissements étoffée, qui permettrait de faire vivre le site toute l’année. Sur cette dernière, le coordinateur du projet se targue ainsi d’avoir reçu « un échos très favorable » de la part d’investisseurs de poids.

Les enjeux liés à l’emploi et au développement économique local sont en effet au centre des préoccupations. Après le départ d’entreprises emblématiques comme Carrefour France et le Cnes, le territoire de l’ex-ville nouvelle peine à trouver sa place dans le Grand Paris qui se construit. Cette venue correspondrait à un renouveau en terme d’attractivité, qui aurait sans aucun doute des répercussions sur tous les acteurs locaux. « Il faut compter entre huit mille et dix mille emplois à terme » , avance Stéphane Raffali, qui mise également sur les retombées en terme fiscal pour les collectivités : « Ici à Ris-Orangis on pourrait doubler notre capacité d’investissement municipal », illustre-t-il.

Selon le coordinateur du projet, il est enfin question sur ce site de « guérir une cicatrice » avec la construction du stade, après l’abandon de l’hippodrome depuis 1997 et le traumatisme local vécu après la fermeture de l’usine Lu de Ris-Orangis (lire notre reportage : un site qui attend sa reconversion). Un aspect qui touche forcément de nombreux habitants du centre Essonne, qui possèdent tous à leur manière des souvenirs relatifs à ces espaces aux portes des différentes villes. « Il y a une forte volonté locale de voir venir cet équipement », insiste de son côté Stéphane Raffali, à l’image des entreprise du bassin, regroupées en comité de soutien à la candidature (lire notre article).

Julien Monier

Julien Monier

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Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).


Categories de l'article: Evry / Corbeil, Rugby, Société, Sports
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