Politique. Ce lundi, les vingt-cinq suppléants des ministres élus aux législatives faisaient leur entrée à l’Assemblée nationale, pour rejoindre leurs collègues entrés en juin. Parmi les retardataires, deux Essonniens, Jérôme Guedj et Carlos Da Silva, remplaçants de François Lamy et de Manuel Valls. Essonne Info a pu assister à cette rentrée des classes pas comme les autres.
- Carlos Da Silva et Jérôme Guedj prennent la pose devant l’Assemblée comme François Hollande et Ségolène Royal en 1988. (QB/EI)
Un mois après leurs collègues, les remplaçants de ministres ont pris officiellement leur fonction de député ce dimanche. Comme le veut la Constitution, les ministres élus députés le 17 juin dernier avaient un mois pour choisir entre les deux fonctions. Un mois pendant lequel ils n’avaient pas le droit de voter à l’Assemblée, bien qu’ils y siégeaient. Sans surprise, aucun ministre n’a souhaité quitter le gouvernement. C’est ainsi que le président du conseil général de l’Essonne et son 3e vice-président ont fait leur entrée au Palais-Bourbon, une semaine avant la fin de la session extraordinaire.
« Pas vraiment une rentrée des classes »
A leur demande, les deux députés, chacun accompagné de leur assistant parlementaire, ont effectué leur premier jour ensemble. Au programme, visite de l’Assemblée, découverte des places dans l’hémicycle et autres démarches officielles. « Ce n’est pas vraiment une rentrée des classes », lâche Jérôme Guedj, visiblement décontracté, « il n’y a pas l’effet de masse, c’est demain que ça va être quelque chose ». Ce mardi, ces deux-là ont rendez vous pour la réunion du groupe de la majorité, le groupe socialiste, républicain, citoyen et divers gauche (SRC) qui compte 295 députés. Mais pour l’heure, ils sont attendus pour une visite personnalisée de l’hémicycle. « Je n’y ai pas mis les pieds depuis dix ans », se souvient Jérôme Guedj qui était à l’époque commissaire du gouvernement et collaborateur de Martine Aubry. A l’inverse, c’est une première pour Carlos Da Silva qui ne cache pas sa fierté : « Je m’étais mis un point d’honneur à ne pas y mettre les pieds, sauf en tant que député ou ministre, c’était un principe ».
- Les nouveaux députés découvrent leur place dans l’hémicycle (QB/EI)
Photo souvenir
Une fois dans l’hémicycle, l’émotion prend le dessus, les deux députés découvrent leur place. Ce sera le siège 601 pour Jérôme Guedj. Ironie du sort, son voisin n’est autre que Michel Pouzol, député socialiste de la troisième circonscription de l’Essonne. Quelques rangs plus loin, Carlos Da Silva prend place sur le siège 458. « Ce qui importe ce n’est pas le numéro de notre siège mais la tâche qui nous incombe », déclare le président du conseil général, visiblement impatient de vivre sa première séance en tant que député. Le temps de quelques photos et la visite continue direction le service administratif pour officialiser les contrats de leur assistant parlementaire, Adélaïde Itey pour Jérôme Guedj et Thomas Borel pour Carlos Da Silva. Plus tard, les deux collègues reçoivent la mallette « du parfait parlementaire », contenant entre autre l’écharpe, le badge et les clés de bureaux. En guise de clin d’œil, ils achèvent leur premier jour en prenant la pose, mallette dans les bras, reproduisant la photo de Ségolène Royal et François Hollande du 17 juin 1988 lors de leur premier jour à l’Assemblée. « Reste à savoir qui fait Ségolène Royal », lâche Carlos Da Silva.
- Les deux députés profitent de la vue de l’hémicycle depuis la tribune de l’orateur
Quentin Brarda
Quentin Brarda est journaliste à Essonne Info. Vous pouvez le contacter sur Twitter ou par courriel (quentin@essonneinfo.fr)



























Il est subtil ce monsieur Da Saliva… c’est ironique évidemment. J’espère juste qu’un type comme ça n’ira pas plus loin.
» L’inconscient, c’est la politique « , a dit un jour de déprime, un de tes potes…tu connais évidemment, La Stef ?
» L’Amour ce n’est pas sexuel « , a -t-il continué …T’es comme ça aussi toi, ma Jolie ?
C’est beau de visiter l’assemblée …mais qu’est-ce que c’est petit,vraiment trop serré pour le Da Silva qui va enfin pouvoir épancher sa frustration et prétention politique d’ Antan…et dire qu’on élit des gens comme ça…hé,hé ?
jpaul de la mata