Cette semaine, Essonne Info met en lumière les personnages de Noël. Vous connaissez surement le Père Noël, ce vieux bonhomme, son célèbre « ho ! ho ! ho ! », ses lutins, son traineau et ses rennes volants mais avez-vous déjà entendu parler de la sorcière Befana ou de Jul Tomte ? Savez-vous que Saint-Nicolas est fêté jusqu’en Slovaquie ? Qu’en Franche-Comté on attend la vieille tante Arie ? A balai, traineau ou dos de chèvre en route pour la tournée de Noël !
Dans un même pays, les traditions de Noël peuvent être très différentes d’une région à l’autre. Si vous vous débrouillez bien, vous pouvez faire la fête en Italie pendant plus d’un mois ! D’abord Santa Lucia (Sainte Lucie) le 13 décembre puis Babbo Natale (le Père Noël) ou Gesu Bambino (le Petit Jésus) le 25 où on peut les célébrer du 24 au 26 inclus. Et les derniers sont le 6 janvier avec, non pas les Rois Mages comme en Espagne, mais la sorcière Befana, un nom dérivé d’Epiphanie.
Comme son homologue Russe, notre Italienne aux cheveux blancs a droit à plusieurs légendes. L’une d’elle est pour ainsi dire la même que celle de Babouchka avec trois étrangers richement vêtus qui frappèrent à sa porte une nuit froide d’hiver. Elle les reçu froidement et le regretta par la suite. Son excuse de ne pas les avoir suivis ? Il lui restait des fagots à attacher et elle avait peur qu’on lui vole son bois. Quelques heures après leur départ, elle mis gâteaux et fruits secs dans un sac et part à leur recherche en vain, bien entendu – c’est pour ça qu’elle est représentée avec des chaussures percées – et distribue le contenu de son baluchon aux enfants croisés sur son chemin. Depuis lors, elle enfourche son balai dans la nuit du 5 au 6 janvier pour récompenser les enfants sages avec cadeaux et sucrerie, les autres n’ont que du charbon. Et si vous voulez lui faire plaisir, laissez-lui à l’entrée de la maison une mandarine ou une assiette de minestrone pour qu’elle puisse reprendre des forces. Vous pouvez même ajouter du vin pour qu’elle reste plus longtemps.
Toute de noire vêtue, son vêtement vient de l’habit traditionnelle des vieilles femmes : Befana est à la base une simple stria (mégère), une Italienne qui selon une autre version de la légende, aurait demandé aux Rois Mages de l’attendre pendant qu’elle alla chercher son bâton chez elle mais ils partirent sans elle. Il faut savoir que la Befana est une fête romaine postérieure au christianisme. Elle avait lieu en début d’année et l’on s’offrait des cadeaux en l’honneur de Giano di Strenia.
Un drôle d’accueil !
Accueillir Befana chez soi, c’est un peu se préparer à la visite de sa belle-mère : ménage, feux de cheminée ronflant… tout doit être parfait ! Mais contrairement à ce que vous ferez chez vous pendant les fêtes, les Italiens préparaient en plus… un bûcher. Après le passage de la sorcière, une fois qu’elle a déposé tous ses présents, chaque village, on brulait un pantin de paille et de guenilles à son effigie. On riait, plaisantait pendant que le feu « vengeur » faisait son ouvrage.






















