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Situé en plein cœur de l’Essonne, le domaine de Chamarande est depuis près de quinze ans le sanctuaire des mémoires du département. Présentation de ce site qui sauvegarde de nombreux trésors. 

Le plus ancien document des archives datant de 1132. (JL/EI)

Le plus ancien document des archives datant de 1132. (JL/EI)

 

Les archives départementales de l’Essonne sont l’une des plus récentes de France. Suite au découpage des anciens départements de la Seine-et-Oise et de la Seine en 1968, six nouveaux départements voient le jour. Dès lors, les archives de l’Essonne sont créées et s’installent à Corbeil-Essonnes. Au fur et à mesure, ce site fut rapidement saturé de documents émanant des archives de l’ancienne Seine-et-Oise, et un nouveau lieu dut être trouvé. C’est ainsi que les archives ont déménagé pour le château de Chamarande datant du XVIIe siècle. Après avoir été racheté en 1977 par le Conseil général, le domaine chamarandais a été choisi au détriment d’Évry « pour promouvoir ce site culturel essonnien » dès 1994, explique sa directrice Frédérique Bazzoni.

Deux ans de travaux auront été nécessaires pour aménager le lieu. En effet, sous l’actuelle cour du château, pas moins de huit niveaux ont été creusés pour recevoir les nombreux fonds d’archives. Ce site, inauguré en 1999, sauvegarde dans ses entrailles une partie du patrimoine essonnien et des mémoires collectives et individuelles.

 

Des milliers de plans sont présents dans les différents étages. (JL/EI)

Des milliers de plans sont présents dans les différents étages. (JL/EI)

 

Un site d’une grande richesse

 

À ce jour, la moitié du potentiel d’accueil de Chamarande est utilisé. Le silo de huit étages peut contenir jusqu’à 35 km d’archives linéaires. Actuellement, la moitié de la capacité totale du site est déjà occupée, représentant pas moins de 18 km d’archives. Cet impressionnant total recèle des trésors du patrimoine essonnien. De magnifiques plans d’intendance de la fin du XVIIIe et des cadastres napoléoniens d’une grande qualité sont conservés en sous-sol. Bien d’autres documents sont également présents par milliers comme des documents des services préfectoraux ou encore communaux. « La plus grande partie de nos fonds sont des actes notariés, précise Véronique Guasco, qui travaille aux services des archives. Presque deux étages sont entièrement consacrés à ces documents ».

Outre ces catégories de documents, les archives départementales recueillent aussi des fonds privés. Ces derniers représentant un fort pourcentage du rayonnage chamarandais, se déclinent entre des dons, des dépôts, des lègues ou des dations. « Concrètement, il est possible que n’importe qui dépose un fonds aux archives, même si certaines modalités sont à remplir au préalable », affirme Véronique Guasco.

Au total, cette institution attire des amateurs et spécialistes de par sa collection importante. « Près de 80% de nos lecteurs sont des professionnels, comme des généalogistes, analyse la directrice du lieu. Le reste des visiteurs sont des étudiants ou bien des passionnés ».

 

Sylvie Buhot travaille au tri des archives. (JL/EI)

Sylvie Buhot travaille au tri des archives. (JL/EI)

 

Ces archives, une fois arrivées à Chamarande, font l’objet d’un tri minutieux auquel s’astreint notamment Sylvie Buhot :

« Une partie de mon travail consiste à trier les archives qui nous parviennent et à les classer dans des boîtes. Le classement d’un fonds d’un seul notaire peut prendre plusieurs jours, car il faut faire un premier résumé de ce que l’on trouve dans les documents. Par moment, ça fait un petit quelque chose de tomber sur des personnalités de l’époque ou de découvrir des fonds vieux de soixante-dix ans ».

 

Archives départementale

 

Une multitude de services

 

Afin de faciliter la phase de recherche des lecteurs, l’équipe des archives départementales réfléchit à proposer de nouveaux services. Consultable en salle de lecture, la base de données CLARA91 permet de dresser un descriptif rapide des 150 000 fonds d’archives présents sur le site. L’idée serait donc de « permettre aux lecteurs de consulter ce catalogue chez eux en mettant en ligne cette base de données, explique Frédérique Bazzoni. Cela serait un gain de temps pour les personnes qui se déplacent pour venir en salle de lecture ».

Également, ce sanctuaire de la mémoire essonnienne propose aux personnes qui le souhaitent de participer à des stages de paléographie. « Nous avons remarqué que les gens étaient souvent confrontés à la lecture de textes anciens. Nous avons donc mis en place ces cours pour permettre à la plus grande partie d’entre eux de mieux assimiler ses écrits », résume la directrice. Au total, de nombreuses manifestations de ce genre sont organisées sur le site, comme des cours d’histoire de l’art ou encore des conférences et des expositions mettant en valeur une partie des fonds d’archives essonniens.

Pour plus de renseignements sur les Archives départementales de l’Essonne, rendez-vous ici.

Categories de l'article: Etampes / Etréchy, Société, Une
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