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Maîtres d’oeuvres sélectionnés, enquête publique à partir du 21 mars, travaux préparatoires en 2017 et lancement du chantier en 2018 : la future ligne 18 du Grand Paris express est sur les rails. Elle doit relier Orly à Versailles en 30 minutes, en passant par Massy et le Plateau de Saclay, à l’horizon 2024.

Le président de la SGP Philippe Yvin présente la future gare du Moulon. (JM/EI)

Le président de la SGP Philippe Yvin présente la future gare du Moulon. (JM/EI)

 

35 kilomètres de voies, 10 stations, 14 communes desservies dont 7 en Essonne, des jonctions à Massy-Palaiseau et un tracé en aérien sur le Plateau de Saclay… voici le portrait de la branche sud du futur Grand Paris express, la fameuse double-boucle du métro du Grand Paris. Cette liaison entre Orly et Versailles sera la ligne 18 du métro.

Les pouvoirs publics se fixent la date de 2024 pour l’ouverture de la ligne, avec 100 000 voyageurs par jour attendus. Plus de 300 000 habitants sont concernés par le tracé, alors que la Société du Grand Paris (SGP) parle de près de 190 000 emplois desservis par le projet. L’institution présentait ce mardi les contours de cette ligne 18 lors d’une visite à la presse.

A commencer par le tracé. Le terminus du métro 18 sera situé au niveau de l’aéroport d’Orly. En travaux actuellement pour la construction d’un nouveau terminal, il accueillera un pôle de transports d’où partira la ligne 18 et où on retrouvera le prolongement du métro 14. La ligne passera par le quartier Antonypôle, puis Massy-Opéra, avant la gare de Massy-Palaiseau et ses interconnexions (RER B et C, TGV).

 

Souterrain et aérien

 

Prévu en souterrain jusque là, le métro passera en aérien en montant sur le Plateau de Saclay. Trois arrêts sont prévus : le premier dans le secteur Palaiseau-Polyetechnique à aménager, le second au niveau du Moulon (Orsay-Gif), puis à l’entrée nord du CEA. A noter qu’une gare supplémentaire à Camille Claudel est envisagée. La ligne doit ensuite continuer en aérien le long de la RD 36 jusqu’à l’entrée du Technocentre Renault à Guyancourt, puis redevient souterrain. Le secteur de Satory et sa base est également desservi, avant la fin de la ligne à Versailles-Chantiers.

Concernant le financement du projet, le président de la SGP Philippe Yvin mise sur les ressources fiscales propres de la structure : « ce seront des emprunts sur le très long terme, réalisés pour l’ensemble du Grand Paris express, qui ne dépendent pas de la conjoncture ». Une manière de souligner que le projet de métro a toutes les chances d’aboutir. Les maîtres d’oeuvre du tracé ont ainsi été désignés par le conseil de surveillance de la SGP, et les premiers coups de pioche prévus l’an prochain.

 

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(DR/Société du Grand Paris)

 

La directrice du projet Brigitte Grégoire indique que dès 2017, « des travaux seront effectués pour dévier les réseaux, électricité, gaz… », puis les premiers travaux devraient être lancés « mi-2018, à plusieurs endroits en même temps, 2 tunneliers partiront ainsi au niveau de la N20, l’un vers Orly, l’autre vers le Plateau ». Un calendrier qui doit encore être confirmé à l’issue d’une procédure de consultation légale, sous forme d’enquête publique.

 

Une concertation attendue

 

Ouverte du 21 mars au 26 avril, cette enquête est une procédure réglementaire avant la déclaration d’utilité publique du projet. Elle se matérialisera par 4 réunions (la première à Massy le 22 mars), et la présence sur place des enquêteurs pour 50 permanences. « Il y aura ensuite 9 mois d’analyse et le Conseil d’Etat décidera ou non de l’intérêt général de la ligne » indique la directrice du projet pour la SGP.

Une concertation à laquelle ne manqueront pas d’assister les opposants au métro et ceux qui souhaitent le voir enterré sur le Plateau. Un collectif d’habitants s’est d’ailleurs fait voir lors de la visite organisée par la SGP, en affichant leurs banderoles sur un camion le long du parcours. « On fait le tracé en leur compagnie, pour montrer qu’on reste vigilants » explique un responsable du collectif, « mettre en aérien le métro au dessus des terres est une folie, d’autant que la ligne 18 serait la seule aérienne de tout le Grand Paris express ».

Des arguments relayés par le maire de Villiers-le-Bâcle Patrice Gilbon, qui n’a pas hésité à arrêter la visite pour faire entendre sa voix : « les habitants auront les nuisances, voilà la réalité, on nous parle d’un surcoût de 250 millions d’euros, mais ce n’est rien par rapport à l’ensemble du projet ». Des critiques écartées par la SGP, pour qui « il y a une procédure réglementaire, et recourir à un viaduc sur ce tronçon est 30% moins cher qu’en souterrain, et cela représenterait 10% du total de la ligne » si il fallait enterrer le métro 18 à cet endroit.

 

Julien Monier est journaliste et rédacteur en chef d'Essonne Info (@EssonneInfo). Vous pouvez le suivre sur Twitter (@JulienMonier91) et le contacter par courriel (julien@essonneinfo.fr).

Categories de l'article: Saclay / Limours, Société

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